dimanche 1 février 2009

L'aventure de l'écriture

Si, dans l’histoire de l’humanité, l’homme communique oralement depuis près de 100 000 ans, le développement des signes qui vont conduire à l’écriture remonte à 5 500 ans environ.

L’homme primitif dessine son environnement, raconte des histoires, puis au cours de son évolution, l’homme va avoir besoin de calculer, d’établir des contrats pour ses échanges de bétail, de surfaces cultivables, et ensuite pour représenter des idées, concrètes, abstraites ou religieuses. 

L’écriture est la représentation graphique d’un moyen de communication oral, en se servant de signes, et qui permet d’échanger des informations. L’Histoire peut alors commencer à être transmise.

La Mésopotamie semble être le berceau de l’écriture, avec les Sumériens, qui adoptent un système d’écriture dit idéographique ou pictographique : l’écriture cunéiforme. Les Égyptiens se servirent des hiéroglyphes, les Chinois d’idéogrammes, et les Mayas de leur écriture hiéroglyphique. C’est l’écriture de l’image ou de l’idée par un signe : « Dis, dessine-moi un mot. »

Dans l’écriture cunéiforme, nous retrouvons des phonogrammes, qui sont des signes représentant un son, surtout syllabique, et des idéogrammes, qui eux représentent des mots.

Développé à partir de l’écriture cunéiforme, les Phéniciens forment le premier alphabet. Les Grecs l’améliorent de voyelles, et partant de là, l’alphabet cyrillique verra le jour vers le IX° siècle. 

L’écriture connaît alors une évolution jusqu’à sa forme actuelle.

Je ne pourrais vous faire un cours d’histoire détaillé, mais l’on peut aisément constater cette préoccupation majeure de l’homme de pouvoir transcrire le plus fidèlement possible le discours. 

Lecteurs avisés, je vous serais reconnaissante de m’apporter des précisions pertinentes dans le cadre de ce blog, et de me signaler les erreurs que j’ai pu commettre afin que je les corrige. Merci.

samedi 31 janvier 2009

FAQ

Vos questions et commentaires

La sténotypie

"Les paroles s'envolent, les écrits restent"

La sténotypie consiste à saisir phonétiquement la parole à une vitesse pouvant aller jusqu'à 230 mots/minute et plus, à l'aide d'une machine, la sténotype. Cela veut dire qu'à l'aide de sa sténotype, le ou la sténotypiste saisit toute manifestation orale (réunion, colloque, procès, etc.) et la retranscrit. Il ou elle doit également indiquer les intervenants, les horaires de début et de fin de réunion ainsi que tout commentaire pertinent. La sténotypie est donc le seul moyen de passer de l'oral à l'écrit en temps réel. En France ainsi que dans tous les pays de droit commun, la sténotypie est méconnue, alors que dans les pays de "civil law", les sténotypistes sont présent(e)s dans tous les tribunaux afin de délivrer les procès-verbaux verbatim, comme il est courant de le voir dans les séries télévisées américaines.

La retranscription consistait auparavant à la relecture des sténogrammes et à leur retranscription dactylographique. Il existe aujourd'hui plusieurs logiciels de transcription assistée (TAO) qui permettent d'éviter cette étape et qui retranscrivent directement les sténogrammes en texte, à l'aide de base de données appelées "dictionnaires". 

La sténotypie permet également aujourd'hui d'afficher le débat en cours instantanément sur les ordinateurs des participants qui peuvent ainsi non seulement avoir le compte rendu in extenso en direct mais aussi l'annoter.  

Ceci demande bien entendu une expertise dans le domaine du direct, car pour la majorité des cas, le temps de retranscription, de relecture et parfois de synthèse font que les travaux du ou de la sténotypiste sont remis au client ultérieurement. Le direct ne répond pas à toutes ces demandes car c'est un travail simultané, mais il permet au client, juge, avocat ou participant d'avoir une base de travail exploitable à 95% dans la mesure où une police d'audience ou de débat est respectée et que le ou la sténotypiste maîtrise le direct.

Les sténotypistes sont tenu(e)s au secret professionnel et doivent faire preuve de neutralité, de discrétion et être responsables de la confidentialité des tous les documents en leur possession (fichiers texte et/ou audio).

Les logiciels de transcriptions assistés par ordinateur permettent aujourd'hui de nombreuses applications de la sténotypie, notamment pour le sous-titrage.

Associé à l'interprétariat, la sténotypie permet aussi la traduction et la retranscription dans le même temps.

Une profession qui a un nouvel avenir.

TPIR et Tribunaux internationaux



Je travaille au TPIR depuis octobre 2000. Le TPIR est le Tribunal pénal international pour le Rwanda.

Le système judiciaire des juridictions internationales nécessite obligatoirement des sténotypistes d'audience. Ils ou elles sont assermenté(e)s et ont pour tâche de consigner tous les débats verbatim. A la fin de la journée, un projet de procès-verbal est disponible pour la journée, et 24 à 48 heures après l'audience, le procès-verbal dans sa version finale est disponible, car entre le projet et la forme finale, le compte rendu doit être relu, corrigé, les noms kinyarwanda mentionnés doivent être vérifiés, les tables des matières ainsi que toutes les vérifications idoines doivent être faites. Tous les comptes rendus d'audience publiés sont élaborés par les sténotypistes. 

Depuis quelques années maintenant, avec les progrès technologiques, les parties au procès peuvent désormais recevoir en direct (realtime) et absolument simultanément les débats sur leur ordinateurs portables, à l'aide d'une clé Bluetooth ou de la Wifi, et les annoter, ce qui facilite conséquemment le travail des juristes. Le TPIR a été le premier à pouvoir proposer un tel service en français. 

Ce service a permis de générer un gain de temps et un service hautement appréciable aux parties en cours d'audience afin de pouvoir se référer immédiatement à ce qui a été dit ou ce qui est en train de se dire, car travaillant dans trois langues (français, anglais, kinyarwanda), les nuances sont parfois ténues, et quand une notion juste est requise, il faut revenir sur les interventions.

Aux Etats-Unis, les "realtimers" (les sténotypistes ayant l'expertise du direct) sont nombreux, mais en français, c'est ici que les sténotypistes de direct ont vu le jour avec la technologie américaine. J'ai été ravie de participer au développement de cette compétence en français, qui plus est au sein d'une institution pénale internationale. Cela ouvre des perspectives nouvelles à la sténotypie.


vendredi 30 janvier 2009

La Tanzanie

Quelques mots sur la Tanzanie, puisque c'est ici que je réside dans le cadre de mon travail au TPIR.



Je suis à Arusha, qui se situe à une centaine de kilomètres du Kilimanjaro. La montagne du Kilimanjaro est un volcan culminant à 5 895 mètres, le plus haut sommet de l'Afrique, et qui fait partie de la vallée du Rift. 

Arusha est situé au pied du mont Meru. Le mont Meru est le deuxième plus haut sommet de la Tanzanie. Il s'élève à 4 566 mètres et est à l'intérieur de l'Arusha national park. Pendant l'ascension du mont Meru, on a donc la possibilité de croiser des animaux sauvages, et la présence d'un ranger armée est donc requise.

Arusha est la plateforme du tourisme qui mène aux parcs nationaux, comme le Tarangire, le Manyara, le Ngorongoro et le Serengeti. 

Le commerce des pierres précieuses est également une des activités principales à Arusha, surtout la Tanzanite que l'on ne trouve qu'ici

jeudi 29 janvier 2009